L’OP Thau se penche sur la question des apports en eau douce et de mer à la lagune

Réunie en assemblée le 19 avril, l’OP Thau a fait le point sur les réflexions engagées pour augmenter les apports en eau douce à la lagune.

Le président Jean-Christophe Cabrol a rappelé les études en cours sur la Vise dans le cadre du programme Dém’eaux. Ce programme scientifique vise à mieux connaître le karst, ressource en eau qui alimente cette source sous-marine soumise au risque d’inversac.

Il a ensuite évoqué la possibilité d’annualiser l’alimentation en eau de la lagune via le fleuve Hérault. Le directeur du Syndicat du fleuve Hérault a donné son accord pour laisser une libre circulation de l’eau de l’Hérault dans la lagune durant les huit mois d’hiver, sachant que l’été, l’eau arrive déjà via la circulation des pénichettes par les écluses. Une discussion est en cours avec le directeur de VNF pour un accord sur le passage de l’eau par le Canal du midi. Il sera proposé au SMBT de gérer la martelière pour savoir combien de m³ et quand ouvrir la martelière en fonction de la salinité de l’étang, surveillée grâce à des sondes permanentes (les trop fortes amplitudes de de salinité peuvent être dommageables pour les coquillages).

Côté eau salée, le projet d’installation d’un tuyau d’alimentation en eau de mer sous le lido semble complexe. De plus, une étude conduite en 2008 par Ifremer ne conclue pas franchement à une amélioration de la qualité de l’eau de la lagune. L’OP travaille à faciliter les échanges avec la mer et étudie un apport d’eau complémentaire via le canal des Quilles, solution qui semble aujourd’hui la plus rapide et la moins couteuse.

Ces sujets sont suivis de près par l’OP Thau et le CRCM au regard des enjeux liés au changement climatique.