Suivi REMI : La sectorisation de la lagune de Thau bientôt en vigueur

Le projet de sectorisation de la lagune de Thau relative au suivi microbiologique entrera en vigueur au 1er janvier 2019. Il séparera la lagune de Thau en deux zones (zone 1 : Bouzigues/Loupian et zone 2 : Mèze/Marseillan). La Préfecture a donné son accord sous réserve que deux protocoles spécifiques soient mis en place pour assurer la traçabilité des produits et le fonctionnement des établissements conchylicoles en période de crise. Ces protocoles Ces protocoles ont été signés jeudi 6 décembre à la Maison de la Mer à Mèze par le Sous-préfet du littoral, les services de l’Etat, les représentants du CRCM et la direction d’Ifremer. La sectorisation au regard du réseau REMI entrera donc en vigueur au 1er janvier 2019.

Chaque conchyliculteur devra s’engager à respecter les protocoles en vigueur par une déclaration jointe au dossier d’agrément. En période d’alerte, seules les huîtres en pochons issues du secteur resté ouvert pourront être commercialisées. Les professionnels devront enregistrer et justifier tous les transferts de coquillages entre secteurs durant les périodes d’alerte..

Télécharger le protocole de gestion des établissements conchylicoles en période de crise

Télécharger le protocole de traçabilité

Quid de la fermeture du 7 au 23 novembre 2018 si la sectorisation avait été en vigueur?

Si la sectorisation avait été en vigueur, la fermeture de commercialisation du 7 au 23 novembre étant d’origine microbiologique, la zone 1 (Bouzigues, Loupian…) serait restée ouverte.Les analyses réalisées par Sète agglopôle méditerranée ont confirmé l’origine aviaire de cette pollution. Pour le CRCM, il est inadmissible que l’ensemble des producteurs soit pénalisé par un seul point de dépassement lié à une pollution aviaire de surcroît. La DGAL a accepté que le point 10 de Marseillan large soit doublé par un point 10 bis situé à quelques centaines de mètres. Ce point n’entrera pas dans le suivi réglementaire mais servira à alerter les services de l’Etat en cas de résultats disparates.

Pas de sectorisation en vue pour le suivi REPHY

Concernant le suivi phytoplanctonique, le CRCM n’a pas obtenu gain de cause. Les scientifiques estiment ne pas avoir assez de recul, la mise en place de ce suivi étant plus tardif et réduit à trois points (contre 15 pour le REMI). Une étude complémentaire va donc être lancée. La sectorisation sera expérimentée au fur et à mesure de la publication des résultats de l’étude.