Patrice Lafont, nouveau président du CRCM

Quelles ont été vos motivations pour vous présenter à la tête du CRCM ?
Mon parcours a été à l’origine de ma décision. J’ai une formation initiale de gestionnaire d’espaces naturels et je travaillais auparavant pour le Conservatoire du littoral en PACA. En 2005, en m’installant dans l’Hérault, j’ai découvert le bassin de Thau et la conchyliculture. Ça a été le coup de foudre. Je me suis installé en juillet après avoir obtenu mon BPAM au lycée de la Mer. J’ai alors rejoint le Syndicat des jeunes agriculteurs et occupé des fonctions électives au sein de la Chambre d’agriculture où je siège depuis 2013. Cela m’a permis d’observer comment les autres filières se structurent face aux crises et m’a donné envie de formaliser un projet pour la conchyliculture.

En quoi consiste ce projet ?

Nous allons réaliser un état des lieux des forces et des faiblesses de la filière au sens large, c’est-à-dire pas seulement les producteurs mais toute l’interprofession. Sur la base de celui-ci, nous déterminerons les objectifs à atteindre et nous les hiérarchiserons. Ensuite, je me donne 4 ans pour mettre en place le programme fixé. Bien entendu, le programme d’actions en cours sera également poursuivi et nous accentuerons la recherche et développement.

Quelles sont vos priorités ?

La qualité de l’eau est une de mes priorités. Nous allons renforcer la commission environnement qui s’occupe de ce sujet au sein du CRCM. Nous irons chercher du réseau et des compétences pour pouvoir dialoguer sur le plan technique d’égal à égal avec les institutions. La situation des exploitations aujourd’hui est suffisamment grave pour que l’on prenne la mesure du problème. Il faudra aussi étudier les mesures de soutien à la profession. La communication sera aussi renforcée tant au plan interne qu’externe. A chaque fermeture, c’est l’image de l’étang qui en prend un coup et nous devons faire un effort collectif pour restaurer cette image. Une commission communication sera créée. C’est un travail important à mener car nous en sommes les premières victimes.